19 novembre 2007

Une Invasion comme une autre - La suite

Scene 2. La Salle de Bain.

Autour d’une grande bassine en faïence blanche, remplie d’un liquide bouillonant, une petite dizaine de personnes s’activent. En blouse blanche, ils manipulent des cornées, des éprouvettes et autres instruments scientifiques. Un petit homme chauve, portant des lunettes de fondeur, est en train de parler à un de ses assistants, ainsi qu’à un officier.

Professeur Tournesol
Géneral, j’ai le plaisir de vous annoncer que notre produit sera prêt à utiliser d’ici demain, au plus tard.

Général Dourakine
Etes vous sûr, professeur, d’avoir pris en compte toutes les dernières mutations de ces saloperies de créatures ?

Assistant n°1 (levant le doigt d’un air docte)
Bien sûr, mon Général, ce fut même une de nos premières préocupations. Ce produit pourrait transpercer la carapace d’une tortue de mer vieille de plusieurs millions d’années. Alors, ces insectes…

Général Dourakine (se frottant les mains)
Parfait, messieurs, parfait. (il tend la main au professeur et lui serre vigoureusement) Professeur, vous et vos laborantins avez fait du bon travail. Grâce à vous, nous allons pouvoir nous relever de nos dernières défaites, et regagner fièrement l’espace vital de cet appartement.

Professeur Tournesol
Avez vous établi une stratégie pour l’utilisation de cette arme ? Vous savez que la quantité est relativement faible, et que la durée de fabrication est relativement longue…

Général Dourakine
L’Etat Major a bien pris en compte cet état de fait, professeur, et notre stratégie est bien au point. Un détachement de nos meilleurs hommes s’est entraîné non loin d’ici, dans le quartier des Toilettes, à l’utilisation de nos armes spéciales.

Professeur Tournesol
D’autre part, il faut agir vite. Leurs troupes sont probablement en train de s’installer sur tout le territoire du Salon en ce moment même.

Général Dourakine (légèrement refroidi)
Professeur, je vous saurai gré de ne pas tenter de m’apprendre mon métier. Je m’occupe du déploiement des troupes à l’instant. La nuit nous couvrira. Assistant !

Assistant n°1 (se mettant au garde à vous)
Mon Général !

Général Dourakine
Savez vous si le réseau de communications mobiles a été rétabli ?

Assistant n°1
Oui, mon Général, comme vous l’aviez demandé !

Général Dourakine
Très bien. Je vois que cela porte ses fruits, de recruter les ingénieurs à l’étranger.
Assistant, vous allez immédiatement vous rendre sur le terrain d’entraînement de mes troupes, dans les Toilettes, afin de ramener ici mon unité spéciale. Demandez le Capitane Fracasse.

Assistant n°1
Bien, mon Général ! (il sort de scène en courant)

Général Dourakine (sourcils froncés et regard fixé sur l’horizon)
Quant à moi, je vais tenter de joindre le Colonel Chabert. Professeur, nous sommes à la veille d’une victoire historique !

6 commentaires:

papilhomme a dit…

gloups ! tu as gardé les plans de la victoire, j'espère.

sadoldpunk a dit…

Oui, si victoire il y a, tout est si incertain de nos jours.

madonedufutur a dit…

j'espère que vous n'avez point d'ennuis vous et votre équipage avec quelques vermines que ce soit.
bises à vous tous.

sadoldpunk a dit…

Quelques réminiscences, tout au plus...
Bises à vous madone

alien-d a dit…

Derrière le canapé, deux hommes dissimulés observe la scène :
Agent du contre-espionnage n°1 : Il m'a semblé apercevoir un espion chinois.
Agent n°2 :
S'il réussit à passer la frontière du couloir, il y a fort à parier qu'il auront dupliqué la formule sous peu.
Agent n°1 :
Il se pourrait alors qu'il reproduise cette arme révolutionnaire pour le compte de nos voisins.
Agent n°2 :
Mais n'est ce pas intéressant ce partage de connaissance entre gens civilisés du même immeuble ?
Agent n°1 (pensant : "Encore un idéaliste, ça fait deux que je me tape ce mois-ci. Si ça continue je vais demander à être muté dans une autre pièce.") :
Certes. Mais n'oublions pas que si cette arme tombe dans les mains des voisins, ce n'est plus un escadron que nous aurons à décimer. Mais toute une armée de cloporte fuyant les conflits voisins !!!

Pia a dit…

Well said.