
Jamais je ne cesserai de revenir à mon adolescence musicale, vaste territoire de découvertes et de sensations, parfois primaires, souvent primordiales.
Ainsi, il y a plus de dix ans, Trent Reznor s’installait chez moi avec la panoplie sado-masochiste de son groupe-avatar, Nine Inch Nails. L’album en question, The Downward Spiral était un assez bon baromètre sonique, allant d’un calme olympien, voire proche du néant, aux sons barbares les plus extémistes, qui laissèrent une empreinte durable dans mon oreille interne (on appelle ça des accouphènes).
La suite de l’aventure fut de moins en moins impressionnante. Je suis même allé jusqu’à abandonner les deux derniers albums en cours d’écoute à la Fnac. Cependant, le brave Trent ne laissait pas, lui non plus, traîner ses oreilles n’importe où, puisqu’elles tombèrent sur le flow rageur de Saul Williams, échappé de chez Rick Rubin. Après une tournée ensemble, les deux hommes se sont décidés à concrétiser une collaboration sur disque.
Et là, je remercie le terroriste du net, l’Anonyme de château rouge, qui est tombé avant moi sur l’info : il y a une semaine sortait le troisième album de Saul Williams, produit par Trent Reznor, disponible uniquement ici.

D’un abord difficile (les deux premières chansons ne sont pas les plus réussies), The Inevitable Rise and Liberation of Niggy Tardust (le jeu de mots de troisième zone résume bien la rencontre du gothique et du rappeur) se met en place peu à peu, se déploie et développe au final une puissance narrative et une richesse de textures sonores qui replongent délicieusement mes oreilles dans leur folle jeunesse. Tout ce dont je parlais à propos de Basement 5 est là : le chant noir ancestral, la production percutante, la colère et l’espoir.
Les riffs, le flow et les bpm.
Ainsi, il y a plus de dix ans, Trent Reznor s’installait chez moi avec la panoplie sado-masochiste de son groupe-avatar, Nine Inch Nails. L’album en question, The Downward Spiral était un assez bon baromètre sonique, allant d’un calme olympien, voire proche du néant, aux sons barbares les plus extémistes, qui laissèrent une empreinte durable dans mon oreille interne (on appelle ça des accouphènes).
La suite de l’aventure fut de moins en moins impressionnante. Je suis même allé jusqu’à abandonner les deux derniers albums en cours d’écoute à la Fnac. Cependant, le brave Trent ne laissait pas, lui non plus, traîner ses oreilles n’importe où, puisqu’elles tombèrent sur le flow rageur de Saul Williams, échappé de chez Rick Rubin. Après une tournée ensemble, les deux hommes se sont décidés à concrétiser une collaboration sur disque.
Et là, je remercie le terroriste du net, l’Anonyme de château rouge, qui est tombé avant moi sur l’info : il y a une semaine sortait le troisième album de Saul Williams, produit par Trent Reznor, disponible uniquement ici.

D’un abord difficile (les deux premières chansons ne sont pas les plus réussies), The Inevitable Rise and Liberation of Niggy Tardust (le jeu de mots de troisième zone résume bien la rencontre du gothique et du rappeur) se met en place peu à peu, se déploie et développe au final une puissance narrative et une richesse de textures sonores qui replongent délicieusement mes oreilles dans leur folle jeunesse. Tout ce dont je parlais à propos de Basement 5 est là : le chant noir ancestral, la production percutante, la colère et l’espoir.
Les riffs, le flow et les bpm.
- Saul Williams - Tr(n)igger - (The Inevitable Rise and Liberation of Niggytardust)
- Saul Williams - Scared Money - (idem)
- Saul Williams - Raised To Be Lowered - (idem)

8 commentaires:
Putain, tout le monde s'en fout de Saul Williams ou quoi?
non ce n'est pas cela mais tu vois tu n'avais pas fait un billet depuis longtemps et c'est bien dommage car j'apprécie
niko
c'est exactement ça, on s'en fout...nan j'déconne, mais c'est vrai que comme tu n'avais pas publié depuis longtemps on avait perdu le rythme...
Hé ! Tu râles, tu boudes, tu tapes du pied ! Tu serais pas un peu malade ? Fred m'a fait écouter ça, je l'ai transmis à Sandra, etc... Mais tu sais moi, la musique, j'y connais rien ;-)alors je dis rien !
Pour ma part, j'essaie de laisser mon huitième commentaire sur cette machine qui ne marche pas, c'est intéressant, le renouvellement dans la répétition. Au cas où, si jamais, ces mots s'inscrivaient, non, personne ne s'en fout de Saul Williams, surtout pas Trent qui le mate à longueur de journées, la tête pleines d'images primitives (primordiales?)
Ah... je préfère ça.
niko : merci!
BB: le rythme j'ai repris, et comment! désormais, pas moins d'une note par semaine...
papi: oui, le vieux punk râle. c'est son truc. Merci en tout cas de faire passer la zic
toxica: qu'est ce que c'est que ces insinuations? hum?
il va falloir suivre, je ne sais pas si je serais assez réactif... ;-)
en fait j'étais passé y a quelques jours avant mes petites vacances aux pays de Thatcher.
mais j'étais pas hyper inspiré pour faire un commentaire.
et puis j'aurais du me passer de la pommade en disant que oui évidemment je suis un super découvreur d'anciens talents qui en sont toujours des nouveaux.
et que je suis génial.
cela aurait été gênant.
et puis sinon j'aime bien qu'on m'appelle terroriste.
c'est cool.
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