30 octobre 2007

Coming back, going out

De mes nouvelles, vous n’aurez point. Tout juste avez-vous le droit de savoir qu’une fois de plus, mon incursion dans le monde merveilleux du commerce a lamentablement échoué, que mon nouveau quartier me plaît beaucoup, et que j’ai, de plus en plus, le sentiment qu’il n’y a, pour moi comme pour le reste du pays, plus un instant à perdre.
La semaine dernière, deux petits tour sur les manifs et puis s’en vont. La première, pour la sauvegarde du service public et des retraites de ce dernier, ressemblait tristement à toutes les autres, parcours balisé et archi-connu (République-Nation), banderoles des multiples partis et groupes de gauches, crachant leur désespoir chacun de son côté. Ce n’est pas avec cette dispersion dans la contestation qu’on arrivera enfin à créer une opposition efficace. Car pendant ce temps-là, notre vénéré président double tranquillement son salaire. Quoi, ça vous choque ? Moi pas. On savait tous à quoi s’attendre.
Seconde manifestation, de Belleville au Conseil d’Etat, pour défendre les sans-papiers contre la nouvelle loi ADN de Big Brother. Plus de monde que prévu, mais le passage du cortège dans les beaux quartiers ressemble malheureusement à une exposition de phénomènes pour les nantis et les touristes amusés. J’en viendrais presque à regretter les cars de CRS et les affrontements du printemps 2006, tant cette indifférence généralisée ressemble à du mépris.

Ah, et j’oubliais, il y a peu c’était mon anniversaire, qui est chaque année un peu moins le bienvenu. Parce qu’à ma naissance, le rasta anglais Dennis Bovell luttait déjà musicalement contre toutes les injustices faites aux nouveaux arrivants dans un pays riche. Associé au producteur Martin Hannett, il concoctait un son fait de réminiscences dub et de rage blanche, tranchante, et le mélange donne un truc improbable mais essentiel, un peu comme les albums cousins de Public Image Ltd. Alors jetez-y une oreille et dites-moi si ça ne colle pas parfaitement à l’ambiance du moment…

10 commentaires:

Berlin Belleville a dit…

ça m'aurait étonné aussi que tu ne parles QUE de la politique...

Bienvenu de nouveau dans le monde virtuel...

Baldassare Castiglione a dit…

There's a riot goin'on !

C'est pour ça qu'on ne bougeait pas, qu'on ne descendait pas dans la rue : il nous manquait juste la bande-son pour nous motiver (et mettre dans l'iPod au moment d'y aller, les écouteurs bien calés sous le casque ignifugé... bon, j'exagère)

(je n'irai pas jusqu'à dire qu'une émeute se prépare comme une sortie en boîte, mais bon...)

PS : non, "plus un instant à perdre"... Sentiment partagé.

sadoldpunk a dit…

Merci d'être encore là, messieurs! Je suis de retour, et pour de bon.

L'Anonyme de Chateau Rouge a dit…

si ils ont réussi a énerver notre sad old punk, c'est qu'effectivement ça va bientôt péter.

papilhomme a dit…

welcome back and out

sadoldpunk a dit…

@ l'anonyme : exact. sauf que la majorité du pays a plutôt l'air de s'endormir mollement devant les infos de TF1...
@ papilhomme : Thank you!

SAd___ a dit…

Hello Sad ;-)

sadoldpunk a dit…

Hello, presque homonyme!

SAd___ a dit…

J'aime bien ton blog, c'est rigolo cette homonymie d'acte aussi et surtout ;-)

J'ai un peut les boules aprés le sketch lamentable dont nous afflige une fois de plus ces socialistes là.

Ils vont finir par me rendre misanthrope ;-(

A bientôt, je file ...

sadoldpunk a dit…

Merci l'ami!
J'avoue ne pas avoir véritablement suivi les socialistes depuis un bon moment, mais apparement je fais bien...